Karem SLIM

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« Le développement durable » est destiné à être ancré dans notre quotidien et à guider nos pratiques notamment dans le domaine de la santé. Même balbutiante, l’intégration de l’éco-responsabilité est déjà entamée dans le fonctionnement de certains établissements de santé. Il est urgent d’encourager nos collègues et tous les intervenants à réfléchir sur l’empreinte carbone de notre activité de soins.

Mon parcours professionnel m’a amené à réfléchir sur la place des hospitalisations courtes en chirurgie. Que ce soit sous la forme d’ambulatoire ou de réhabilitation améliorée, les nouveaux modes « modernes » de prise en charge des patients chirurgicaux doivent être éco-responsables.

Le chemin clinique ou parcours de soins doit répondre aux critères établis de développement durable et d’éco-responsabilité. L’évaluation des effets de ces nouveaux modes de prise en charge doivent être évalués en termes de récupération postopératoire, mais aussi en termes d’empreinte carbone à court-terme et à long-terme. Nous savons déjà que le concept d’hospitalisation courte est bénéfique pour les patients (moindre morbidité et retour rapide à la vie) et pour la société (moindre coût de la santé). Bien implémentées ces deux pratiques répondent à deux piliers du développement durable. Des études à venir sont nécessaires afin d’évaluer et le cas échéant améliorer l’empreinte carbone de l’ambulatoire et de la réhabilitation améliorée qu’on a maintenant tendance à fusionner plutôt qu’à opposer.

Cette approche n’est aussi qu’une partie du projet enthousiasmant visant à inscrire le développement durable dans nos pratiques de soins au quotidien.