
Patrick PESSAUX
Président
« Le développement durable est un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs » (Brundtland).
Si la première pierre vient d’être posée pour les établissements de santé par un amendement à la loi Ségur proposant l’intégration de la dimension d’éco-responsabilité dans leur projet afin de définir une trajectoire pour réduire leur bilan carbone, il n’en demeure pas moins que l’ampleur du défi à relever en vue de parvenir à une véritable intégration du développement durable dans le système de santé soulève des questions plus fondamentales que celles touchant aux seules questions de gouvernance.
La durabilité ne peut se résumer au seul prisme de la lutte climatique et des enjeux de gestion de déchets. La convergence entre santé publique et développement durable n’est pas une simple vue d’esprit et semble incontournable, car s’inscrivant dans une perspective à long terme, respectant les facteurs environnementaux, sociaux et économiques. Le développement durable lie santé publique et solidarité nationale, pour améliorer qualitativement et quantitativement les conditions des individus reposant essentiellement sur l’accès pour tous à la santé et aux soins, visant à généraliser le bien-être du plus grand nombre plutôt que d’un individu.
En remettant le patient et l’ensemble des professionnels de santé au cœur des préoccupations, le développement durable ne pourrait-il pas devenir une stratégie profitable conduisant à la pérennité de notre système de santé tout en conjuguant une santé équitable ?

Valérie SAUTOU
Vice-présidente
Pharmacienne hospitalo-universitaire au CHU de Clermont-Ferrand, Valérie Sautou consacre depuis plus de trente ans son parcours au soin, à la recherche et à l’enseignement. Après onze années comme cheffe du pôle pharmacie, elle choisit en 2024 d’accentuer son engagement écologique en prenant la direction de la transformation écologique du CHU.
Guidée par le principe « d’abord ne pas nuire », elle défend une santé durable fondée sur le juste soin, l’écoconception, les achats responsables et la réduction des impacts environnementaux. Ses recherches portent sur l’étude du relargage de composés issus des matériaux constitutifs des dispositifs médicaux, afin d’en limiter les effets sur la santé humaine et l’environnement.
Convaincue que cette transition ne peut être que collective, elle inscrit son engagement au sein du Cérès, espace de dialogue et d’action au service d’une santé plus durable, capable de conjuguer qualité des soins, sécurité sanitaire et responsabilité écologique.

Florence LALLEMANT
Secrétaire générale
La transformation écologique en santé consiste à intégrer une nouvelle dimension dans le fonctionnement du système de soins. Il ne s’agit plus seulement de délivrer des traitements, mais aussi de prendre en compte l’impact environnemental de ce système dans une volonté de le rendre durable.
Cette prise de conscience conduit à envisager des changements de pratiques, mais aussi à repenser l’organisation globale des soins dans le cadre des limites planétaires. Elle met aussi en lumière l’importance de la prévention et des enjeux de santé environnementale.
Cependant, tout le monde n’avance pas au même rythme et il reste encore de nombreux défis. Ainsi, même si cette thématique devient de plus en plus émergente et priorisée, elle demeure encore parfois considérée comme secondaire, sans être pleinement à la hauteur des enjeux qu’elle soulève.

El Mahdi HAFIANI
Trésorier
Les effets néfastes du changement climatique sur la santé sont devenus une évidence, et continuent d’augmenter. Bien que les systèmes de santé répondent à cette charge de morbidité, les soins de santé eux-mêmes polluent l’atmosphère, les sols et les cours d’eau.
Il est clair que l’intérêt du patient à l’échelle individuelle, en particulier dans le domaine de la prévention des infections, se heurte aux engagements environnementaux de santé publique
La solution est de pouvoir protéger le patient et la planète à travers une conception écologique du soin. Cela n’est possible qu’à travers des progrès considérables dans les fondements de la recherche sur les soins de santé respectueux de l’environnement.
Rejoindre le collectif d’écoresponsabilité en santé (CERES) est un moyen de mener cette révolution sanitaire et environnementale, à travers la mise en commun des connaissances et des forces de plusieurs organismes et sociétés savantes. La finalité est de promouvoir des soins de qualité dans un souci de durabilité, en expliquant pourquoi c’est important, et en mettant en œuvre des moyens de traduire la science fondamentale en action concrète dans l’écoconception du soin.

Delphine CABELGUENNE
Secrétaire adjointe
Je suis pharmacienne, praticien hospitalier, au CHU de Lyon. L’éco-responsabilité à l’hôpital, c’est une idée qui fait son chemin dans mon parcours professionnel.
Mon métier m’a conduite vers les dispositifs médicaux, leur analyse technique, leur choix en lien avec les utilisateurs et bien sûr leur approvisionnement. Jusque-là, j’ai connu l’offre exponentielle de l’usage unique par les fournisseurs : plus simple pour les utilisateurs (il suffit de les éliminer après usage !) et plus coûteux (mais au final tellement moins coûteux en termes de traitement et d’organisation du circuit du stérilisation !). A présent, mes échanges à ce sujet avec les cliniciens évoluent : il est nécessaire d’intégrer l’écoconception des soins et ne plus se limiter à la seule dimension de l’élimination des déchets.
C’est la raison pour laquelle j’ai rejoint le Collectif Eco-Responsabilité en Santé. Le pharmacien tout comme les autres professionnels de santé peut contribuer à ce chantier de par son expertise sur les médicaments et les dispositifs médicaux au profit de la santé et de l’environnement. La force de ce collectif est l’interdisciplinarité, l’interprofessionnalité au service des patients et… avec les patients !
Julien BRUNIER
Responsable Communication – animation communauté

Emmanuelle JOSEPH
Responsable Formation
Praticien hospitalier en prévention du risque infectieux et membre du conseil d’administration au CERES, je suis engagée dans la promotion d’une transition écologique ambitieuse au sein du système de santé. Je suis convaincue que les enjeux de santé humaine et de santé environnementale sont étroitement liés et qu’il est essentiel d’intégrer cette dimension dans nos pratiques quotidiennes de soins.
Pilote de la commission transition écologique de la SF2H ; la TEPRI, mon engagement vise à promouvoir une approche durable des soins, conciliant qualité, sécurité des patients et responsabilité environnementale. Dans le domaine de la prévention du risque infectieux, je m’attache à identifier et à développer des solutions permettant de réduire l’impact écologique des activités de soins sans compromettre leur qualité.
Je crois également à la nécessité de favoriser la collaboration interdisciplinaire. La transition écologique en santé ne peut réussir qu’en mobilisant l’ensemble des acteurs : professionnels de santé, équipes médicales et soignantes des sociétés savantes. Cette dynamique collective est indispensable pour construire des réponses adaptées aux défis actuels et futurs.
Sandra FOURNIER
Membre

Marie LECRONIER
Membre

Sandrine LEPETIT
Membre

Juliette MARCANTONI
Membre

Alain OLYMPIE
Membre

Myriam OUKKAL
Membre

Arnaud PATOIR
Membre

Marie SELVY
Membre

Karem SLIM
Membre

Jean-Jacques TUECH
Membre

Laurent ZIELESKIEWICZ
Membre